La ferme et ses paysans

Pourquoi un projet agricole ?

  • Faire vivre le territoire rural : le social & l’écosystème,
  • Créer une activité en cohérence avec nos valeurs et nos envies,
  • Produire des aliments sains et se rémunérer,
  • Être en grande partie autonome,
  • Produire des légumes de plein champ, des céréales, de la viande grâce à l’énergie animale,
  • Montrer par l’exemple qu’une installation à faible coût d’investissement est viable,
  • Respecter le sol et son biotope.

Pourquoi le choix de la traction animale ?

  • Une énergie réellement renouvelable,
  • Une réponse aux enjeux écologiques, s’adapter aux changements à venir,
  • Travailler avec le vivant,
  • Un besoin plus important en main-d’œuvre = inverser la courbe de la désertification des campagnes,
  • Un autre rapport au temps et à l’espace,
  • Une agriculture durable : l’animal fait partie intégrante du système de production,
  • Créer du lien, le cheval étant un facilitateur de rencontres et d’échanges.
  • “Reprendre la terre aux machines”,*

La Ferme

Ferme en polyculture-élevage de 23 ha, elle est située dans le bocage du nord-est de la Mayenne à la Chapelle au Riboul.

En rotation avec les prairies, nous cultivons environ 3 ha de cultures (pommes de terre, blé, sarrasin et tournesol).

Afin de valoriser nos prairies et être autonome en fumure, nous élevons des bovins allaitant en système vache laitière nourrices (équivalent 8UGB) et des porcs en plein air (6/an) dans notre verger de pommes à couteau de 1 ha.

« Tous » les travaux de la ferme (préparation du sol, semis, récolte, fenaison, bois…) sont effectués avec 3 chevaux de trait. 90% traction animale.

Nous n’avons pas de tracteur mais il nous arrive en cas de coup dur de demander de l’aide à des amis, des voisins ou des ETA équipés de leurs machines.

Nos produits sont valorisés principalement en vente directe via des petits magasins et lors d’évènements avec notre food truck paysan.

Nous sommes locataires de la foncière Terre de liens.
Avant notre installation officielle (le 1 avril 2023), nous avons fait 2 ans de portage d’activité avec la CIAP (coopérative d’installation en agriculture paysanne) afin de nous tester et être accompagné.

Émilie Avril

Passionnée de chevaux depuis toujours, elle rencontre les chevaux de trait et l’attelage en 2008. Elle pratique cette discipline grâce à ses multiples voyages en roulotte et aussi pendant 3 ans au sein de l’association Trait course. Elle est diplômée du galop d’attelage niveau 5, obtenu chez Xavier Brunet.

 

Diplômée du BPREA (polyculture élevage) en 2011 en vue d’une installation future.

 

Au sein du GAEC, elle est responsable de la transformation de la farine en crêpes et galettes, des livraisons, de la comptabilité, du soin aux animaux, de la gestion du pâturage, de l’entretien et de la réparation des harnais, de l’éducation des jeunes chevaux…

En commun avec Morgan, ils gèrent l’entretien des haies et des clôtures, les travaux de fenaison, les semis de céréales, la plantation et la récolte des pommes de terre, la vente avec le Food Truck lors des événements, l’atelier bovins viande, le parage des chevaux…

Morgan Duloup

Il commence l’apprentissage des chevaux et de l’attelage en 2019. Il a d’abord appris auprès de Rachel Gaydon, diplômée du Certificat de Spécialisation «utilisation et conduite d’attelage de chevaux» au Haras du Pin. Ensuite, il traverse la France à cheval afin de pratiquer l’attelage au quotidien. Sur la route, il passe plus de deux mois à travailler avec Olivier Cousin, vigneron en Anjou, travaillant avec les chevaux depuis plus de vingt ans.

 

Il a plusieurs expériences en tant que salarié agricole dans différentes fermes : élevage de vaches laitières avec transformation du lait (traite, fenaison, fromagerie), arboriculture (récolte, taille, plantation) et vignes (vendanges, travail du sol).

 

Aujourd’hui, au sein du projet, il est responsable des cultures, de la transformation des pommes de terre en chips avec Sixtine, de l’entretien et la réparation des machines, de l’atelier cochons, de l’administration…

Sixtine Duloup

Arrivée sur la ferme pour faire une pause du monde touristique, elle ne l’a finalement toujours pas quitté.

Diplômée en communication, elle travaille à mi-temps sur la ferme. Elle gère la partie communication et commercialisation, la transformation des pommes de terre en chips avec Morgan et les événements en alternance avec Morgan et Émilie.

 

*On nous pose souvent la question, : « Pourquoi avoir choisi de travailler avec les chevaux de trait ? ». Maintenant que nous avons lu le manifeste de l’Atelier Paysan, nous aimons répondre :

« Pour reprendre la terre aux machines : Les machines comme engins de guerre agricole, mais aussi comme machine économique, industrielle, bureaucratique, à produire artificiellement au moindre coût, à confisquer les savoirs et savoir-faire, à déshumaniser. »

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